Tsutomu Miyazaki - 5763 VHS - Guinea Pig

Quand tu regardes les émissions policières sur le cable tu peux vite avoir l’impression que les Etats-Unis ont le monopole du tueur en série. Pourtant il y a des pervers macabres partout, et le Japon a connu sont lot de tarés. Parmis eux Tsutomu Miyazaki, un tueur pédophile et cannibale, assassin de 4 jeunes filles entre 1988 et 1989.


Si j’ai envie de vous parler de Tsutomo Miyazaki, c’est parce que c’était un cinéphile averti. Un vidéo nerd en fait. Après l’arrestation de l’otaku, la police fit une perquisition dans son repère où on trouva une collection assez impressionnante de 5763 VHS. Dans cette énorme vidéothèque il y avait du OC dégueulasse évidemment, mais aussi et surtout une superbe collection de films gores, de SF et de Slashers. Une sorte de wish list idéale pour tous lecteurs de Fangoria. Dans cette collection on retrouve les trois premiers épisodes de Guinea Pig.

ギニーピッグ est une série à laquelle est rattachée un paquet de légendes urbaines. Ça fait partie de ces films obscurs qui ne sont cultes que dans une niche extrêmement restreinte de connaisseurs. La ligne directrice de la franchise est de proposer du gore gonzo : un film de torture au plus proche de ce à quoi pourrait ressembler la vidéo produite par un desaxé comme Tsutomu Miyazaki. Un réalisme brutal et assez insoutenable. La puissance de Guinea Pig, c’est aussi un sens aigu du détail. Le bruit d’une lame sur un os, les mouvements réflexes d’une jeune fille à l’agonie, la dentition écoeurante d’un tortionnaire.


Parmi les nombreuses anecdotes qui auréolent ces films qui feraient passer Cannibal Holocaust pour un remake italien des Goonies, l’une d’entre elle a particulièrement retenu mon attention. Au début des années 90, Charlie Sheen s’est retrouvé en possession d’une copie du deuxième Guinea Pig : Flowers of Flesh and Blood. Il fut tellement choqué par cette expérience télévisuelle qu’il fit part aux autorités de sa découverte croyant être tombé par accident sur un véritable snuff. On ne fera pas de supposition sur l’impact qu’on eu ces films sur le cerveau malade de Tsutomu Miyazaki.

Voilà, vous avez tous les éléments pour décider ou non d’en savoir plus sur ce film et pour déterminer si entamer des démarches pour se le procurer est vraiment sain.

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