Nouvelle Vague Suisse

Ok, un article sur le post punk suisse c’est bizarre. On dirait que j’ai juste choisi un sujet au hasard, mais non. Je voulais faire parti de ces gens qui nous rappellent que les Suisses n’ont pas tous une petite bite et que leur plus belle réussite n’est pas seulement d’avoir volé l’or des juifs.

Oui, les Suisses ont fait de la new wave dans les années 80 avant de tous se mettre à la minimale. Le pire c’est que c’était pas mal et que comme c’est un peuple un peu grotesque on s’en est pas vraiment rendu compte. Faut se l’avouer, on est passé à côté d’un truc. Bon ya eu une vague new wave un peu partout, même en Pologne. Autant être clair, je ne parlerai jamais de ces mangeurs d’enfants ici (cf : Sikiera).

Evidemment, avant d’en arriver là, il y a eu une scène punk. Mais l’objectif de ce post n’est pas vraiment de consacrer du temps sur des groupes tordus qui s’appelent Sida ou Vitriol (il y a quand même des trucs cools à creuser comme DieterMeier). Non, je préfère insister sur les mecs qui ont apporté les machines dans la musique Suisse. Peut être que c’était juste des socio-traîtres petit bourgeois qui ont intellectualisé un mouvement, je m’en fous, leur musique est mieux. Je commence donc avec le morceau qui m’a donné envie de faire ce post : Eisbar du groupe Grauzone. Grauzone c’est un groupe helvète majeur des années 80, monté par les frères Eicher. Pour la petite histoire Stéphane avait monté un projet juste avant qui s’appelait Noise Boys… étonnant non? Quoi qu’il en soit Grauzone c’est de la dope :

Bon, je ne suis pas un fan du petit Stéphane, mais il s’avère qu’il sera aussi guitariste d’un autre groupe de ouf : Liliput. Plus pop, moins indus, un bon groupe de meuf avec des mélodies qui déboitent et des “la lalala lala houhou” (cf : Eisiger Wind). Rien à envier aux groupes de l’époque comme The Slits et leur punk reggaeisant de tapette.

Avant de se faire attaquer par Kimberly-Clark pour des raisons évidentes, Liliput s’appelait Kleenex. Là je vous met un clip parce que ça vaut le détour. Certains appeleront ça la classe et l’énergie Suisse, après pas de débat, le morceau est une tuerie:



Comme dans toutes les scènes Post Punk valables du monde, il faut une bande pour s’habiller en noir, faire la gueule et se branler la nouille sur leurs synthés. En suisse The Vyllies se chargeait d’apporter cette touche gothique à l’ensemble, et c’est plutôt réussi. Je dois même avouer avoir eu envie de verser une larme et de me mutiler les poignets à coup de rasoir en écoutant whispers in the shadow pour la première fois.

A côté de ça, des groupes Suisses créent la musique électronique du futur. Bien sur je parle de Yello, qu’on connait tous sans connaître parcequ’on à tous eu le zizi tout dur en entendant la musique de Ferris Bueller (cf : Oh Yeah). Un de leur meilleur morceau est probablement Bostich, assez Disco : Showtime!



Bon, je vais pas plus en profondeur mais ça donne une bonne base pour se faire une idée et pour démontrer qu’il se passait bien des trucs wild en Suisse dans les années 80. Je vous file quelques liens pour approfondir, après c’est à vous de vous sortir le doigt pour découvrir Kraft Durch Freude, Film de guerre et tout le reste.

http://www.myspace.com/swisspunkandnewwave
http://www.mital-u.ch/PunkWave/index.html
Remerciements à Olivier de chez Mental Groove

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