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Danses de squelettes


Pour Halloween, J’ai choisi de partager avec vous les cinq danses de squelettes les plus cool de la Création… Classées par ordre chronologique (ma préférée étant la première, The Skeleton Dance) chacune d’entre elles est belle et géniale parce qu’elles touchent toutes à l’équilibre parfait entre le macabre, le funky, le naïf et la tendresse. Le genre de mélange que j’apprécie particulièrement. Les trois premières danses ont été animées par Ub Iwerks, le mec qui a créé Mickey (GROSSO MODO).

Pour commencer, The Skeleton Dance (1929) est le tout premier épisode des Silly Symphonies produites par Walt Disney de 1929 à 1939. Le morceau s’intitule La Marche des Nains de Edvard Grieg et c’est le compositeur Carl Stalling qui est à l’origine de l’idée stupide de faire danser des squelettes. Lorsque je l’ai vu, j’ai ressenti un truc que je ne vais pas essayer de décrire ici. Il se passe vraiment quelque chose, c’est un chef d’oeuvre.



Voici Spooks, une animation de 1931 où Flip the Fog débarque dans une famille de squelettes (comme dans Funny Bones, sauf qu’il ne s’agit pas de deux squelettes masculins qui partagent le même lit). C’est plein de gags ringards et lourds et ça donne envie de boire un chocolat chaud devant la cheminée.



La troisième, Skeleton Frolics (1937), est un épisode des Color Rhapsodies produits par Charles Mintz pour la Columbia. Oui, il ressemble clairement à Skeleton Dance.



Le titre Dry Bones apparaît dans The Singing Detective, une mini-série de six épisodes diffusés sur la BBC en 1986. L’un des meilleurs programmes de la télé anglaise. Cette scène un peu perturbante est tirée du pilote, Skin. Plus généralement, Dem Bones, Dry Bones est un negro spiritual et une chanson traditionnellement utilisée en classe pour inculquer les bases en anatomie aux enfants. (J’adore cette interprétation des Lennon Sisters!)



Dance of the Dead est tirée de King’s Quest VI : Heir Today, Gone Tomorrow. Apparemment, c’est l’un des passages les plus épineux du jeu (je ne sais pas, je n’y ai jamais joué). Des fois, quand je me sens déprimée, je regarde cette vidéo. Et si l’un d’entre vous n’a pas frétillé dans son siège en écoutant la musique de Mark Seibert, c’est qu’il est mort de l’intérieur depuis longtemps.



P.S : la danse des Noces Funèbres de Burton ne figure pas dans ma liste, c’est un oubli volontaire.
P.S 2 : La Danse Macabre de Camille Saint-Saëns
P.S 3 : pour votre soirée d’Halloween, je vous recommande vivement d’écouter SAISON DE LA CHASSE Vol. 3 de Fusil à Pompe (Nemanja, Pure Baking Soda et Damencio)

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Endroits Secrets #3 - Le Royaume du prêtre Jean



Les catholiques ne sont pas très portés sur le principe d’utopie. Il faut croire que le jardin d’Eden suffit à rassasier leurs désirs de perfection. Pourtant, tout au long du Moyen Âge et jusqu’à la Renaissance, un endroit mythique a eu un rôle certain dans la politique extérieure et l’imaginaire du monde chrétien.

Cet endroit secret et inatteignable, c’est le Royaume du prêtre Jean, le pape souverain nestorien, descendant d’un des rois mages. Le nestorianisme est une doctrine hérétique apparue au Vème siècle, dans la partie orientale du monde chrétien. Les nestoriens s’opposent théologiquement aux catholiques romains parce qu’ils considèrent que le Christ est constitué de deux personnes : l’une divine, et l’autre humaine. Mais en pleine période de croisades, les catholiques occidentaux préfèrent ne pas pinailler et accordent simplement peu de crédit à cette fantaisie orientale d’un souverain qui dans certaines lettres promettait d’aligner une armée colossale pour rejoindre la terre sainte.



La rumeur de l’existence du Royaume du prêtre Jean s’est propagée, notamment par l’intermédiaire des commerçants, à travers toutes les cours d’Europe sous la forme d’une lettre, la lettre du Prestre Jehan. Elle débute ainsi :

“Mestre Jehan, par la grace de Dieu roy tout puissant sur tous les roys chrestiens, mandons salut à l’empereur de Rome et au roy de France nos amys.”

Le potentat annonce la couleur : on ne connaît pas ce mec, mais c’est lui le patron. S’en suit une description détaillée de son royaume, voisin du jardin d’Eden, peuplé de créatures étranges, notamment d’hommes cornus et de tribus cannibales.

"Item, en notre terre y a une autre manière de gens qui ne vivent que de chair d’hommes, de femmes et de bestes et ne doubtent point à mourir. Et quant l’une d’eux est mort, soir le père ou la mère, il les mangent tout cru et disent que bonne chose naturelle est de manger chaire humaine."

Mais au delà du folklore, on découvre un royaume extrêmement riche, puissant et, selon localisation, idéalement placé pour ouvrir un deuxième front contre le monde musulman. Cette lettre va connaître un succès retentissant : les couronnes européennes y voient un nouvel allier de poids et une partie du peuple catholique rêve de rejoindre ce pays richissime et béni dont le pape-roi serait aussi magnifique que Salomon. Un succès tel que l’Église aurait tenté de calmer le jeu en ordonnant la destruction de toutes les copies de la lettre (selon un livre de 1869). Mais le mal est fait, et nombreux sont ceux qui se mettront en tête de rentrer en contact avec le prêtre-roi. Un émissaire est envoyé en 1177 par le Pape Alexandre III (récipiendaire d’une des lettres), mais nous n’avons plus aucune trace de lui après son départ. Ensuite, pendant deux siècles, les références au royaume mythique se multiplient, le royaume est cartographié et sa localisation en Afrique est admise par presque toutes les élites de l’époque.

L’envie de découvrir le royaume mystérieux sera relancée à la fin du XVème siècle avec le début des grandes expéditions africaines. Pero de Colvilha lors de son exploration de la côté orientale égyptienne, en 1487, trouve un royaume chrétien qui légitime le mythe : l’Habesch, ou Abyssinie, actuellement connu sous le nom d’Ethiopie.



Faisons un point sur les différentes hypothèses de localisation :

- l’Éthiopie : la confusion entre le territoire éthiopien et le Royaume du prêtre Jean est très ancrée dans l’imaginaire européen du Moyen Âge, à tel point que l’ambassadeur éthiopien au Portugal est présenté comme un représentant du Royaume. Quoi qu’il en soit, l’Habesch est le meilleur candidat pour les explorateurs portugais du XVème. Une hypothèse qui continue de faire des émules.

- l’Empire Mongol : L’avènement de l’empire mongol ayant été mal interprété par les autorités de l’époque, l’idée selon laquelle le Royaume du prêtre Jean se trouvait en extrême orient semblait plausible. Jacques de Vitry ,de retour de la cinquième croisade (1221), ramena le récit d’un certain Roi David d’Inde, petit fils du prêtre nestorien, combattant les musulmans en Asie Centrale. En réalité, cette histoire faisait juste référence à Gengis Khan qui mettait la branlée aux perses à Samarkand. La confusion est entretenue par le récit de soit disant rapports conflictuels entre Gengis Khan et le Prêtre Jean pour la main d’une de ses filles. Certains historien supposent que ce dernier aurait pu être Preschteh Gehan (l’ange du monde en persan), issu d’une diaspora chaldéenne qui se serait perdue en extrême orient.

Personne n’a encore trouvé ce royaume aux rivières faites de pierres précieuses, adjacent au paradis terrestre. Cette utopie chrétienne a très vite disparue avec l’avancée des découvertes géographiques du XVIème siècle. Des universitaires comme Hiob Ludolf affirmèrent qu’il n’existait aucun lien probant entre l’empire éthiopien et le prêtre Jean. Aujourd’hui, il ne reste que quelques vieux livres sur le sujet, un roman d’Umberto Eco et un personnage Marvel de troisième zone qui fera des apparitions peu remarquées dans les Fantastic Four et Thor. La théorie la plus raisonnable est que la première version de la lettre a été écrite dans le nord de l’Italie par des gens très inspirés par les récits d’évangélisation de Saint Thomas en Inde. Leurs motivations ne sont pas connues. Personnellement, je pense que le prêtre Jean est tout simplement le premier Ummite arrivé sur terre.

Sources :
- Page Wikipedia
- Ici
- La légende du prêtre Jean - Toulouse, librairie centrale, 1869
- L’édition de 1505 de la Lettre du Prestre Jehan

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U-238 Atomic Energy Laboratory

Bonjour les enfants. Aujourd’hui, nous allons parler de la puissance de l’atome, votre nouveau meilleur ami. Saviez vous qu’il fut un temps où vous pouviez manipuler de l’uranium dans votre jardin tranquilou ? :) Lisez ce qui suit…

En 1950, A. C. Gilbert Company commercialise son kit du petit physicien, le U-238 Atomic Energy Laboratory, contenant des minerais d’uranium et des particules radioactives. Oui. L’entreprise est alors connue pour son jeu de construction Erector (l’équivalent du Meccano) et pour avoir vendu tout un tas de jouets plutôt cools (des boîtes de magie, des microscopes, des maquettes ferroviaires, etc.). Son fondateur, Alfred Carlton Gilbert, est un génie créatif, l’un des inventeurs les plus brillants de son époque. Un mec un peu fou aussi. Son sacerdoce ? Encourager la compréhension de la chimie, de la physique ou de la biologie. Stimuler l’imagination des enfants, ses petits scientifiques et ingénieurs de demain, la plus grande force des États-Unis. Et à cette époque pour Gilbert, la pédagogie ça passe par mettre plus de matériel radioactif dans un kit de physique qu’il n’y en a jamais eu en Irak. C’est très drôle (et un peu effrayant) d’imaginer que cette boîte ait pu être conçue en partenariat avec le MIT et avec le soutien du gouvernement.

Dans l’autobiographie de Gilbert : « The Most spectacular of our new educational toys was the Gilbert Atomic Energy Laboratory. This was a top job, the result of much experimentation and hard work. We were unofficially encouraged by the government, who thought that our set would aid in public understanding of atomic energy and stress its constructive side. We had the great help of some of the country’s best nuclear physicists and worked closely with M.I.T. in its development. »

Malheureusement pour vous, l’Atomic Energy Lab fut un sacré bide commercial et sera retiré de la vente en 1951. Parce des responsables de la sécurité des produits ont soudainement pris conscience de l’ampleur de la dangerosité et de la nocivité des radiations? Non. Parce que la boîte était trop chère (environ $50.00, l’équivalent de $450.00 aujourd’hui) et parce qu’elle était trop compliquée à utiliser et difficile à marketer :

« The Atomic Energy Lab was also the most thoroughly scientific toy we had ever produced, and only boys with a great deal of education could understand it. It was not suitable for the same age groups as our simpler chemistry and microscope sets, for instance, and you could not manufacture such a thing as a beginner’s atomic energy lab. So we had to drop this wonderful new addition to our line of educational toys – and toy has never seemed to me to be the right word to apply to such things. »

Voici ce que le kit de Gilbert contenait :
un compteur Geiger
un électroscope
un spinthariscope
une chambre de Wilson
trois sources de radiation à très faibles doses : une source de bêta-alpha, une source de bêta pur et une source de rayons gamma
quatre types de minerai d’uranium
des petites boules à combiner pour réaliser des modèles moléculaires
des piles standard
Prospecting for Uranium, un manuel gouvernemental qui devait permettre aux gamins de découvrir de nouvelles sources d’uranium et leur promettait une récompense de $10,000
le Gilbert Atomic Energy Manual écrit avec la participation du directeur du Projet Manhattan, le Général Leslie Groves
la bd éducative Learn How Dagwood Split the Atom. Vous pouvez la télécharger ici, je l’ai trouvée . « This book tells what an atom is, how it can be split and what happens when it is split. »

Voyez-vous bande de petits morveux, ce mini laboratoire de l’énergie atomique est un témoignage parfait et précieux de l’optimisme nucléaire des années 1950 et 1960. L’introduction de la bande dessinée résume d’ailleurs très bien l’esprit de l’époque. Wikipédia aussi :

« The atomic bomb would render all conventional explosives obsolete and nuclear power plants would do the same for power sources such as coal and oil. Everything would use a nuclear power source of some sort, in a positive and productive way, from irradiating food to preserve it, to the development of nuclear medecine. This use would render the Atomic Age as significant a step in technological progress as the first smelting of Bronze, of Iron, or the commencement of the Industrial Revolution. »

Le terme Ère Atomique fut popularisé par le journaliste officiel du Projet Manhattan, William L. Laurence, un pilier de la propagande en faveur de l’énergie atomique. À ses côtés… Walt Disney avec son espèce de trilogie sur les effets positifs de l’énergie atomique : une exposition au Tomorrowland (et on sait à quel point ce mec était flippant sur la vie dans le futur), ainsi qu’un bouquin et un film appelés Our Friend the Atom que tous vos petits camarades américains se sont tapés à l’école à la fin des années 1950.

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Tsutomu Miyazaki - 5763 VHS - Guinea Pig

Quand tu regardes les émissions policières sur le cable tu peux vite avoir l’impression que les Etats-Unis ont le monopole du tueur en série. Pourtant il y a des pervers macabres partout, et le Japon a connu sont lot de tarés. Parmis eux Tsutomu Miyazaki, un tueur pédophile et cannibale, assassin de 4 jeunes filles entre 1988 et 1989.


Si j’ai envie de vous parler de Tsutomo Miyazaki, c’est parce que c’était un cinéphile averti. Un vidéo nerd en fait. Après l’arrestation de l’otaku, la police fit une perquisition dans son repère où on trouva une collection assez impressionnante de 5763 VHS. Dans cette énorme vidéothèque il y avait du OC dégueulasse évidemment, mais aussi et surtout une superbe collection de films gores, de SF et de Slashers. Une sorte de wish list idéale pour tous lecteurs de Fangoria. Dans cette collection on retrouve les trois premiers épisodes de Guinea Pig.

ギニーピッグ est une série à laquelle est rattachée un paquet de légendes urbaines. Ça fait partie de ces films obscurs qui ne sont cultes que dans une niche extrêmement restreinte de connaisseurs. La ligne directrice de la franchise est de proposer du gore gonzo : un film de torture au plus proche de ce à quoi pourrait ressembler la vidéo produite par un desaxé comme Tsutomu Miyazaki. Un réalisme brutal et assez insoutenable. La puissance de Guinea Pig, c’est aussi un sens aigu du détail. Le bruit d’une lame sur un os, les mouvements réflexes d’une jeune fille à l’agonie, la dentition écoeurante d’un tortionnaire.


Parmi les nombreuses anecdotes qui auréolent ces films qui feraient passer Cannibal Holocaust pour un remake italien des Goonies, l’une d’entre elle a particulièrement retenu mon attention. Au début des années 90, Charlie Sheen s’est retrouvé en possession d’une copie du deuxième Guinea Pig : Flowers of Flesh and Blood. Il fut tellement choqué par cette expérience télévisuelle qu’il fit part aux autorités de sa découverte croyant être tombé par accident sur un véritable snuff. On ne fera pas de supposition sur l’impact qu’on eu ces films sur le cerveau malade de Tsutomu Miyazaki.

Voilà, vous avez tous les éléments pour décider ou non d’en savoir plus sur ce film et pour déterminer si entamer des démarches pour se le procurer est vraiment sain.

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Jordi Magraner, Barmadou et Kalash

Il y a deux heures, je ne connaissais pas Jordi Magraner. Je m’apprêtais à écrire un article un peu gay sur les Kalash, un peuple de gens magnifiques implantés au nord du Pakistan et de l’Afghanistan. On commence par s’émerveiller pour une minorité obscure et persécutée, et on fini par acheter du nectar de grenade hors de prix dans le Marais. Pour ma défense, j’ai toujours lu les papiers d’anthropologie comme on lit un bon Space Opera. Une sorte d’extrapolation très compliquée du moment que je préfère dans ce type de bouquins : lorsque le narrateur décrit les us et coutumes d’un peuple extra-terrestre.

Jordi Magraner était un zoologue et ethnologue catalan qui consacra sa vie à la recherche du Barmadou, une sorte de variante du Yéti tibétain ou de Sasquatch nord-américain, que l’on retrouverait dans les montagnes d’Asie Centrale. C’est lors de ses recherches qu’il décida de s’installer définitivement au Pakistan pour vivre parmi les Kalash de Chitral. Le hasard a voulu qu’aujourd’hui, le 2 août, soit l’anniversaire de sa mort. Il y a 9 ans, Jordi Magraner était retrouvé mort, égorgé, dans sa maison au cœur des vallées Kalash. Cet article est donc une sorte… d’hommage.

En 1987, Jordi débarque dans le district de Chitral, au nord du Pakistan. Conscient des controverses dont la cryptozoologie fait l’objet (elle repose principalement sur des témoignages), Magraner veut mettre en place une démarche scientifique méthodique et rigoureuse. Il élabore alors un questionnaire très précis sur l’anatomie présumée de l’Homme sauvage en utilisant les travaux de Bernard Heuvelmans (“L’homme de Néandertal est toujours vivant” cosigné avec Boris Porchnev et publié en 1974). Heuvelmans est le fondateur de la cryptozoologie et il est à l’origine de la thèse des hominidés reliques selon laquelle de grands hominidés et de grands singes non répertoriés auraient survécu et coexisteraient aujourd’hui avec l’homme, partout sur la planète. Magraner précisera :

« Ces hominidés ne peuvent être une génération spontanée, le terme ‘relique’, employé pour définir ces êtres, est donc utilisé pour exprimer l’ancienneté phylogénétique de cette forme d’hominidé, qui semble avoir survécu exceptionnellement et parallèlement à Homo sapiens sapiens. »

Avec son protocole, Jordi Magraner et ses deux potes Erik et Yannick l’Homme (ça ne s’invente pas), parcourent l’Hindou Kouch (montagnes afghanes et pakistanaises) de 1988 à 1990. Ils réunissent 27 témoignages provenant de différentes personnes prétendant avoir aperçu le Barmadou. En 1992, Magraner publie un rapport où il décrit le résultat de ses recherches. Un condensé ici.

Les témoignages sont recueillis sous forme de procès verbaux et se décomposent en plusieurs phases :
1) les informations de base
2) le récit spontané du témoin
3) un questionnaire de 63 questions relatives à la morphologie du Barnadou. 53 d’entre elles portaient sur les critères anatomiques définis par Heuvelmans pour son Homme pongoïde.
4) un premier portrait-robot réalisé à partir des réponses et des indications du témoin
5) des repères iconographiques : le témoin regarde plusieurs dessins et photos représentant des créatures humanoïdes poilues (Homme pongoïde, ours, singes anthropoïde, gigantopithèque, etc.)
6) un portrait-robot définitif

Vous trouverez les détails des questionnaires et les repères iconographiques en annexes, à la fin de l’étude. Lisez là, c’est passionnant. Selon Jordi Magraner, lors de la quatrième phase, tous les témoins choisirent l’Homme pongoïde de Heuvelmans. Il ne réussira jamais à apercevoir un spécimen de Barmandou. En revanche, son enquête lui permettra d’en dresser une description minutieuse qu’il résume ainsi :

« L’apparence générale est humaine par sa structure corporelle et par sa locomotion bipède. Mais ses proportions sont caractéristiques, le corps est massif, trapu, avec une musculature importante et des épaules larges. Puis, ce que les témoins remarquent, c’est l’abondante pilosité de tout le corps. La face, pratiquement glabre, contraste avec le reste du corps et la chevelure. »

C’est lors de ces 19 mois de recherche dans l’Hindou Kouch que Magraner entre en contact avec les Kalash qui croient au mythe du Barmandou. Il a scrupuleusement étudié les habitants de la région dont il a même appris plusieurs langues. Fermement convaincu que le Barmoudou existe, il décide alors de vivre parmi les Kalash pour continuer ses recherches et pour militer pour la survie de l’identité de ce peuple auquel il sera intégré au point qu’on lui offrira une épouse. C’est probablement cette dévotion pour la cause du peuple Kalash qui lui vaudra d’être assassiné en 2002.

Les Kalash sont les derniers païens indo-européens. Ils seraient les descendants des soldats d’Alexandre le Grand installés dans la région en 329 avant J.-C. Cette théorie est contredite, mais je trouve le mythe plutôt cool. Malgré les métissages et les persécutions, les Kalash du Chitral qui ont vécu en quasi autarcie encerclés par les musulmans, ont su conserver une organisation sociale, culturelle et religieuse millénaire. Aujourd’hui, il ne seraient pas plus de 3 000. Nombreux d’entre eux ont encore les yeux et la peau claire. Ils sont beaux.

Cet article sur le site Le Monde (oui, je sais à qui sont destinés les articles Le Monde Voyages!) est très bien et la page Wikipedia est plutôt complète en ce qui concerne la culture Kalash.

Un article sur les Hominidés Reliques

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Infos ici
Cake In The Home (1979) & Signals From Pier Thirteen (1981)

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